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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 21:24

Compte rendu de la rencontre entre NEXEM / Croix-Rouge Française& pour la CGT : l’Union Fédérale de l’Action Sociale et l’Union Fédérale de la Santé Privée du 05 janvier 2017

 

Cette rencontre au siège de NEXEM, s'est tenue à l'initiative du syndicat employeurs mais aussi de la Croix-Rouge Française qui soutient le projet d'un nouvel environnement conventionnel. La CGT, comme les autres organisations syndicales représentatives, a été reçue seule le 5 janvier 2017.

 

Rappelons que NEXEM est née de la fusion du SYNEAS et de la FEGAPEI, qu'il est à ce jour la principale organisation syndicale patronale de la Branche Sani taire et Sociale (BASS) couvrant près de 315.000salarié.e.s et que sa création est effective et officielle depuis le 1er janvier 2017.

 

NEXEM a fait part de sa volonté de structurer le secteur à travers une CCUE (Convention Collective Unique et Etendue) de branche. Pour eux, ce projet n’est pas envisageable au niveau de l’UNIFED puisque les syndicats employeurs ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur cette question (notamment avec la FEHAP).

 

Parallèlement, la question de la représentativité « employeurs » est posée. Les organisations patronales de l’UNIFED n’ayant pas réussi à se mettre d’accord pour créer les conditions d’une représentativité « UNIFED » avec une CCUE pour ce secteur d’activité, NEXEM a donc décidé de déposer sa propre candidature dans le cadre de la représentativité patronale sur la Branche Associative Sanitaires et Sociale (périmètre 38 de l'UNIFED).

L'arrêté de représentativité est prévu, selon NEXEM, vers septembre 2017.

 

NEXEM réaffirme qu'elle adhère à tous les accords de l’UNIFED et que, dans l'attente de l'arrêté de représentativité, elle est l'acteur principal de la BASS avec 300.000 salarié.e.s.

La CGT a soulevé la question de l’insécurité juridique du secteur en attendant cette représentativité, y compris sur les accords existants, ainsi que la gouvernance des instances paritaires tant nationales que régionales.

 

La CGT rappelle que la négociation d'une CCUE ne peut se mener à minima que sur le périmètre de

l’UNIFED.

 

La Croix-Rouge Française, qui est une entreprise et non un syndicat, adhère aussi au projet de CCUE et le soutient d’ailleurs depuis plus de 3 ans. Elle veut ainsi mettre fin au dumping social lié à la mise en concurrence des associations entre elles, lors des appels à projets. Elle souhaite maintenir les valeurs du secteur et avoir un secteur organisé et capable de répondre aux enjeux d’aujourd’hui.

Elle rappelle qu'elle a proposé à plusieurs reprises ce projet de CCUE à l’UNIFED qui l'a, jusqu'à

présent,refusé. La Croix-Rouge Française rappelle qu'elle veut privilégier un accord de branche étendu,opposable à toutes les entreprises plutôt que de multiples accords locaux (Loi Travail).

Elle souhaite négocier avec toutes les organisations syndicales de salarié.e.s et UNIFED (FEHAP, CLCC et CRF ; à ce jour, ce sont les trois composantes interne d’UNIFED qui ne fait qu’un).

La CRF fait valoir que la CCUE permettra de contrer les injonctions des organismes de tarification au travers notamment, des appels à projets.

 

L’UNIFED n’ayant pas déposé de candidature disparaîtra de fait, dès que les arrêtés relatifs à la représentativité patronale seront publiés.

UNICANCER qui a également déposé sa candidature n’atteindra probablement pas les 8 % (seuil de la représentativité). Il ne restera donc plus, à terme, que la FEHAP et NEXEM.

 

La CGT interpelle les employeurs sur le devenir de la CCNT 66.

 

Selon NEXEM, il n’est aujourd’hui pas question de dénoncer la CCNT 66 puisqu’il s’agit d’entamer une négociation à un autre niveau : «Si nous souhaitons construire un environnement unique, nous ne pouvons pas dénoncer les environnements

conventionnels « infra ».

Mais de fait, la CCNT 66 et les autres conventions collectives disparaîtront dès que la CCUE sera actée !

 

Concernant la poursuite des commissions paritaires nationales de négociation de la CCNT 66, dans l'attente, NEXEM reconnaît que cela va être compliqué mais qu'on ne peut pas laisser cette convention collective «en friche». Ils espèrent que les négociations démarreront le plus rapidement possible, dès le premier trimestre 2017.

NEXEM veut négocier, au préalable, un accord de méthode comprenant les sujets ou thèmes de négociation, ainsi qu’un calendrier pour chaque thème. Les employeurs souhaitent négocier également les moyens syndicaux nécessaires à une négociation d’une telle ampleur, qui va nécessiter des connaissances techniques précises et multiples. Ils souhaiteraient qu’un groupe de travail représentatif de la BASS soit constitué pour mener à bien ces négociations. Ils sont d’ailleurs favorables à la création d’un fond du paritarisme pour mener à bien ces dernières.

 

Selon NEXEM, «si on n'avance pas dans ce projet de CCUE, on condamne le secteur».

Les employeurs rappellent qu'ils ne veulent pas attendre et souhaitent convoquer tous les acteurs (organisations syndicales, UNIFED, FEHAP) autour de la table dès le

1er trimestre 2017.

NEXEM annonce que si la FEHAP ne les rejoint pas, ils demanderont au Ministère d'agréer et d'étendre malgré tout l'accord qui, de fait, s'imposerait.

 

La CGT demande aux employeurs s'ils comptent remettre aux organisations syndicales leur projet de CCUE comme base de négociation, comme cela a été fait en 2008. NEXEM répond que non et que la négociation sera menée thème après thème.

 

Les employeurs ont fait appel au cabinet Mercer pour travailler les questions de rémunération et de classification (thèmes centraux de la négociation selon eux, avec la question des congés) et au cabinet Lefebvre pour les aspects juridiques. Leur outil de chiffrage du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) est prêt. Ce point sera d’ailleurs à l’ordre du jour de la prochaine paritaire.

 

La CGT a clairement fait part de ses inquiétudes et exprimé trois préalables indispensables à une entrée éventuelle en négociation :

 

  • le périmètre minimal de la CCUE doit être celui de la BASS (accord des employeurs sur ce point) et l'accord doit être étendu, y compris avec la FEHAP, UNICANCER (CLCC), UNISS (CCNT 65) et la CRF.

     

  • L'amélioration des conventions existantes est un préalable incontournable

(réponse ambiguë sur ce point des employeurs). Il n'est pas question pour la CGT de négocier à la baisse.

 

  • Le cadre des négociations doit être mixte et paritaire, c’est-à-dire sous l’égide du Ministère du travail (accord de principe des employeurs sur ce point).

 

La CGT a également demandé que la négociation ne débute pas avant le second trimestre pour cause de congrès UFAS/UFSP organisés en mars 2017.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:45
Les associations entre mutations
et crise économique
État des difficultés
à lire sur: https://www.inextenso.fr/Documents/Marches/Associations/dossier-associations-mutation-crise-economique.pdf
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:57

Ça suffit !

Depuis plusieurs années les salariés du secteur social et médico-social sont exploités ! L'augmentation du point d'indice de 2 centimes relève de l'insulte faite aux salariés !

Depuis une dizaine d'années c'est une perte de 27% du pouvoir d'achat que les travailleurs du social ont perdu...

Les propositions de convention unique de l'organisme patronal NEXEM menace gravement l'avenir du secteur, ses valeurs et l'avenir de nos métiers...

C'est pour cela que la CGT revendique la défense et l'amélioration de nos conventions collectives vers un haut niveau, afin d'aider, d'accompagner et de soigner.

Les conditions de travail se dégradent de jour en jour, avec des conséquences sur la santé des salariés et sur la qualité de la prise en charge des usagers.

La pénibilité de nos métiers n'est pas reconnue, l'évolution salariale est négligeable et maintenant les congés annuels supplémentaires sont menacés (C.T et congés d'ancienneté). L'usure professionnelle, le burn-out, le stress et la dépression font des quantités de victimes dans nos professions sans que cela choque nos employeurs, nos organismes de tutelle ou le pouvoir politique.

Nous qui, tous les jours dans nos services, nos établissements prenons soins des jeunes, dispensons une prise en charge de qualité, nous EXIGEONS un plan d'urgence pour notre secteur et revendiquons :

- Une revalorisation des salaires à la hauteur de nos besoins !

- Une convention collective de qualité !

- La reconnaissance de la pénibilité de nos métiers !

- Des politiques sociales à hauteur des besoins de la population !

- Le respect de nos métiers : non à la réingénierie des diplômes du travail social !

 

TOUS AU RASSEMBLEMENT LE 07 MARS 2017 À 14H00 PLACE DE L'HÔTEL DE VILLE D'AMIENS !
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 13:09

07 MARS 2017 Mobilisation Nationale du Social / Médico Social et Santé "SALARIÉS MALTRAITÉS, USAGERS EN DANGER !"

07 MARS 2017 Mobilisation Nationale du Social / Médico Social et Santé "SALARIÉS MALTRAITÉS, USAGERS EN DANGER !"
07 MARS 2017 Mobilisation Nationale du Social / Médico Social et Santé "SALARIÉS MALTRAITÉS, USAGERS EN DANGER !"
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:39

!!! ATTENTION DANGER SUR LA CCNT66 !!!

Camarades travailleurs sociaux de la Convention 66, vous trouverez ci dessous le lien du compte-rendu de "l'évènement" organisé par NEXEM le 15 décembre 2016 (le nouveau "Medef" du social et médico-social) avec comme invités des économistes libéraux.

Ils ont intitulé ça "« Employeurs, différemment », un défi partagé "

« Prévoir l’avenir, non pour s’y soumettre mais pour décider du cours de sa vie »[1] : cette réflexion de Jacques Attali donne le ton la journée prospective intitulée « Employeurs, différemment - Cap sur 2025 », organisée le 15 décembre dernier par Nexem. Un panel d’économistes, d’essayistes, d’entrepreneurs et de responsables politiques et associatifs se sont attachés à discerner les grandes mutations à l’œuvre dans notre écosystème et leurs impacts sur le secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif. Nexem vous propose de lire la synthèse ci-dessous et de retrouver les vidéos des différentes interventions sur sa page YouTube.

Pour Nexem, l’objectif était d’affirmer, comme l’a souligné en introduction de la journée Guy Hagège, président de la toute nouvelle organisation professionnelle, « une conviction profonde de devoir être employeurs différemment parce que vigilants aux mutations du monde et acteurs du changement. » En élargissant le prisme de la réflexion sur la fonction employeur aux grandes évolutions économiques, sociales et politiques à 10 ans, « nous nous mettons en capacité de penser demain en termes stratégiques et non incantatoires » a confirmé Stéphane Racz, directeur général de Nexem.

Un écosystème en mutation

Invité en ouverture de la journée à dresser le tableau d’un monde qui change, Jacques Attali a décrit ce que sont, à ses yeux, les tendances « certaines » pour la décennie à venir. La première est celle d’une explosion démographique mondiale caractérisée par l’émergence de l’Afrique, l’amplification des mouvements migratoires, une urbanisation toujours plus marquée et l’augmentation globale de l’espérance de vie en bonne santé. Les dix prochaines années verront aussi l’émergence de classes moyennes dans des pays notamment comme la Chine ou l’Inde. Par ailleurs, le développement du numérique, des bio et nanotechnologies, de l’intelligence artificielle et des neurosciences va impacter tous les métiers, y compris ceux des « relations humaines et exigeant de l’empathie » : la moitié des métiers actuels va disparaître et 50 % des métiers de demain sont encore inconnus. « Nous sommes aujourd’hui sur une ligne de crête où le pire comme le meilleur sont possibles » a noté Jacques Attali.

Les bouleversements démographiques et économiques vont avoir une incidence directe sur nos modèles sociaux. En France sommes-nous prêts aux changements ? Elie Cohen, économiste et Nicolas Bouzou, essayiste, ont ensuite donné leur point de vue sur ce que pourrait être l’évolution de notre système de protection sociale. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’État providence mais d’accepter que tous les risques ne puissent être pris en charge par la solidarité « Il faudra arbitrer, prévient Elie Cohen, et trouver de nouvelles articulations avec le système assuranciel tout en allant aussi vers des prélèvements universels en s’appuyant davantage sur l’impôt ».

Le dernier focus de la matinée était consacré aux nouvelles formes d’organisation que connaît déjà en partie le marché du travail avec la montée en puissance des travailleurs indépendants issus de ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie collaborative. Allons-nous vers une ubérisation de l’économie ? Est-ce la fin, au moins partielle, du salariat ? se sont interrogés Philippe Askenazy, économiste et Diana Filippova, entrepreneure. Certes, le travail collaboratif permet une plus grande capacité d’autogestion pour les personnels mais avec un risque de paupérisation réel qui doit conduire à s’interroger sur la pertinence du modèle et aux garde-fous à mettre en œuvre.

Innover, oui mais comment ?

Ces bouleversements annoncés, ou déjà à l’œuvre, sont autant de défis que doivent relever les employeurs du secteur, a résumé Stéphane Racz en introduction aux débats de la seconde partie de la journée. Comment aujourd’hui repenser un cadre conventionnel qui va devoir intégrer tant de nouveaux métiers ? Faut-il faire évoluer dans notre secteur les salariés vers d’autres statuts ? Comment appréhender la concurrence du secteur lucratif et la raréfaction des financements publics ? Quel est l’avenir de notre modèle associatif ?

Les employeurs invités à témoigner de la façon dont ils s’adaptent, ou souhaiteraient s’adapter à ces questions font tous le même constat : le cadre conventionnel actuel bride leur capacité à innover et l’administration tatillonne et bureaucrate freine les initiatives. « Passer un simple accord sur du télétravail, explique Christophe Itier, président du Mouves est une opération complexe… », lui qui, pour pallier la lourdeur de la planification réglementaire des appels à projets a, par exemple, mis en place son propre incubateur à projets : des salariés expérimentent en interne ce qui deviendra ensuite une activité endogène à l’association. Il faut aussi sans doute plus de souplesse et moins de bureaucratie pour recruter différemment suggère Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’ODAS qui imagine un recrutement davantage basé sur la qualité des personnes et leur empathie. « Dans le domaine des RH, nous pouvons faire confiance à la capacité d’innovation des PME », a pointé Marie-Anne Montchamp, présidente de l’agence Entreprise et Handicap, qui n’imagine pas concevable de renouer avec la croissance sans placer au cœur du processus de production les questions environnementales et sociales. « Pour nous employeurs, cela signifie par exemple ne pas seulement parler de santé au travail mais aussi de bien-être au travail ou encore que nous soyons capables de remettre en cause un système qui disqualifie les salariés les plus âgés ».

Mais pour innover, les employeurs rappellent aussi qu’ils ont besoin de moyens. Or, aujourd’hui, non seulement les pouvoirs publics n’ont pas défini des modalités de financement de l’innovation dans le secteur, mais « les investisseurs privés hésitent à s’engager, compte tenu de la fragilité de notre modèle économique », constate encore Christophe Itier.

Gérer différemment les relations salariales

Le secteur fait face à un changement radical de l’accompagnement des usagers qui remet en cause la façon dont les employeurs gèrent leurs salariés. « Notre cible, c’est la société inclusive » a rappelé Luk Zelderloo, secrétaire général de l’association européenne des prestataires de services pour personne en situation de handicap. Dans une logique de désinstitutionnalisation, de co-construction des parcours et d’inclusion, l’usager attend des réponses à ses besoins qui soient personnalisées et localisées. Les employeurs doivent, de ce fait, coordonner une individualisation des accompagnements et sécuriser de plus en plus de salariés isolés en milieu ordinaire et aux horaires flexibles. Nombre d’employeurs ont déjà mis en place des outils pour accompagner leurs salariés dans ces changements : télétravail, coworking, nouvelles technologies en appui des aides humaines, groupes de parole… La question des formations initiales et continues est cruciale. Elles doivent intégrer une dimension éthique pour savoir être à l’écoute des besoins et dans le respect des droits de la personne accompagnée ; elles peuvent être propres à l’organisation et créées ex-nihilo afin de répondre à un besoin spécifique des salariés. Ainsi en a témoigné Armelle de Guibert, déléguée générale de l’association des Petits Frères des Pauvres dont la problématique essentielle est la gestion des relations salariés/bénévoles. Toutefois, compte tenu du « turn over des personnels lié aux questions de rémunération et d’épuisement », le challenge pour nous employeurs, souligne Catherine Marcadier, directrice générale de France Silver Eco, est aussi celui de l’amélioration de l’attractivité des métiers du secteur…

Éthique et engagement

Aujourd’hui, ce qui est en train de se jouer dans nos sociétés mondialisées où prime le « moi d’abord », où les liens sociaux se délitent, c’est selon Jacques Attali, « notre capacité à repenser le collectif ». Par leur façon d’être employeurs différemment, les professionnels du secteur associatif non lucratif peuvent faire valoir les valeurs éthiques et d’engagement qui sont leur ADN. Sans naïveté puisque ce qui compte a souligné Yannick Blanc, président de l’Agence du service civique et Haut commissaire à l’engagement civique, c’est bien que ce secteur soit aussi producteur de richesses, d’externalités positives, au bénéfice de l’économie globale.

« Avec Nexem, aujourd’hui principal représentant des employeurs associatifs du secteur, nous sommes désormais clairement identifiés, a rappelé Stéphane Racz. « Sûrs de ce que nous sommes, nous avons la capacité d’investir la réflexion publique et de jouer un rôle moteur dans la définition des politiques sociales des années à venir ». Sans jamais oublier, a finalement conclu le président Guy Hagège, qu’« au cœur de la cible, il y a la personne ».

 

ATTENTION DANGER SUR LA CCN 66 ! Les patrons sont prêts à nous en mettre plein la figure!
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:59

Vos délégations mandat par mandat

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 23:25

Le suivi médical des salariés n'est plus systématiquement assuré par le médecin du travail, sauf pour décider avec l'employeur s'ils sont aptes ou pas.

Depuis le 1er janvier 2017, voici comment ça se passe en matière de suivi médical des salariés (en CDI, CDD, Intérim, saisonniers etc.) par la médecine du travail :

la visite d’embauche par le médecin du travail est remplacée par une visite d’information et de prévention, sauf pour les 

Cette doit être réalisée dans un délai maximum de 3 mois à compter de l’embauche par un médecin du travail ou un médecin collaborateur ou un interne en médecine du travail ou un infirmier.

Cette visite consiste à interroger le salarié sur son état de santé, l’informer sur les risques liés à son poste de travail, les moyens de prévention à mettre en œuvre et de son droit de bénéficier d’une visite à sa demande avec le médecin du travail à tout moment.

A l’issue de la visite, il est remis au salarié et à l’employeur une attestation de suivi au travail d’aptitude ou d’inaptitude. Mais attention si la visite d’information et de prévention est réalisée par un infirmier, un interne ou un médecin collaborateur, ceux-ci doivent adresser le salarié concerné au médecin du travail si son poste doit être aménagé ou s’il doit être reclassé. En effet, seul le médecin du travail peut se prononcer sur l’inaptitude à occuper un poste de travail.

Cette visite d’information peut être renouvelée tous les 5 ans.

le suivi médical a lieu tous les 5 ans (et non plus deux ans), sauf si le salarié le demande. Il a lieu dans un délai qui ne peut être supérieur à 4 ans pour les salariés exposés à l’amiante, au plomb, aux agents cancérigènes, mutagènes ou toxiques, aux rayonnements ionisants, au risque hyperbare et au risque de chute de hauteur lors des opération de montage et démontage d’échafaudages.

Sa périodicité est ramenée à 3 ans maximum pour les travailleurs reconnus handicapés, les titulaires d’une pension d’invalidité, les jeunes travailleurs (moins de 18 ans) et les travailleurs de nuit.

la visite médicale de reprise du travail devient obligatoire après un arrêt maladie de moins de 30 jours, un congé maternité, une absence pour maladie professionnelle quelle que soit sa durée, une absence d’au moins 30 jours suite à un accident du travail ou non professionnel. C’est l’employeur qui doit la prévoir dans les 8 jours qui suivent la reprise du travail.

Pour les arrêts maladie de plus de 3 mois, le salarié peut demander ou se voir imposer par le médecin traitant ou le médecin conseil de la sécurité sociale une visite avant de reprendre le travail dite de préreprise

à la suite des visites d’embauche ou de reprise et des suivis, le salarié est soit apte soit partiellement ou totalement inapte.  En cas d’inaptitude partielle ou totale, le médecin du travail peut proposer à l’employeur des mesures telles qu’un reclassement ou une transformation de poste de travail. L’employeur doit en tenir compte et le cas échéant motiver son  refus.

- la visite et les suivis peuvent avoir lieu sur le temps de travail sans retenue de salaire ou rémunéré comme temps de travail effectif, en dehors des heures de travail. L’employeur prend en charge les frais de transport.

L’avis et les mesures préconisées par le médecin du travail peuvent être contestés devant le Conseil des Prud’hommes en référé, dans les 15 jours suivant la notification. C’est juste quand on sait que la  est devenue plus compliquée.

La saisine peut se faire au moyen d’un formulaire spécifique disposible sur 

Pour contester, le salarié doit  demander la désignation d'un médecin-expert inscrit sur la liste d'une cour d'appel.

Le médecin du travail doit être informé par le salarié (par exemple, par lettre RAR).

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 14:30

ENTRE 2013 ET 2016 LA CGT S'EST BATTUE:

 

Pour la défense de la CCNT66 et retrait du projet de la Commission Professionnelle Consultative (CPC)

concernant la fusion de 3 métiers dont 2 du social (Aide Médico-Psychologique [AMP], Assistant de Vie Sociale, Auxiliaire de Vie Scolaire en un seul métier: Accompagnant Éducatif et Social [AES]).

 

Pour la reconnaissance des métiers actuels de niveau III au grade de Licence.

 

Contre la perte de 30% du pouvoir d'achat estimés depuis 1999.

 

Pour l'abrogation de la loi dite « travail »

 

UN TRAVAIL SOCIAL SOUS LE SIGNE DE LA SOLIDARITÉ

 

Avec l'aval du gouvernement, le patronat associatif a fait entrer le travail social dans l'ère de la marchandisation contre la volonté des salarié.e.s et des publics concernés. Depuis de nombreuses années, à cause de certaines lois et sous prétexte de crises économiques (2008), les budgets alloués par les politiques publiques ont été diminués alors que la misère économique et sociale a continué de frapper de plein fouet les populations les plus fragiles. Les politiques sociales devraient se développer plutôt que de se restreindre. Si les conséquences impactent la vie de chacun.e, elles sont terribles pour les populations précarisées et marginalisées. Les publics se diversifient, les problématiques sociales, psychologiques, mentales et de santé sont plus complexes à appréhender. La société est touchée par le manque de moyens, par l'absence de repères sociaux, et d'alternatives politiques.

 

Il nous faut :

 

  • revendiquer la primauté des besoins humains contre celle d'une logique économique,

  • refuser toute intrusion du secteur lucratif dans le financement des politiques sociales et/ou des établissements et lutter notamment contre les « contrats à impact social »,

  • développer des outils éducatifs, des placements et dispositifs alternatifs à créer, à inventer, en réponses aux besoins et analyses de terrain,

  • impliquer les usagers et leurs familles dans la construction de leurs demandes, dans le choix des parcours et des accompagnements.

 

LA DÉSINSTITUTIONNALISATION

 

Au lieu de répondre aux besoins sociaux de notre population, raison d'être de nos établissements et services, les employeurs font le choix de répondre à des appels à projets et/ou des appels d'offres dans le but d'équilibrer les budgets (loi HPST de 2009).

 

Le cadre institutionnel est l'un des outils de l'intervention sociale et médico-sociale. Il ne doit pas faire l'objet d'un discrédit systématique. Ce processus mis en place sans discernement et pour des raisons purement économiques à un impact inévitable sur :

  • la qualité du travail d'accompagnement ;

  • les glissements des tâches et les risques de déqualification professionnelle ;

  • l'appauvrissement des moyens au service du suivi des plus fragilisé.e.s dans notre société.

 

La CGT revendique :

> une sécurisation des parcours professionnels,

> une sécurité sociale professionnelle.

 

 

LA DÉMOCRATIE SOCIALE :

 

La reconnaissance des professionnel.le.s passe par la démocratie, l'autonomie du travail social, la réponse aux besoins des populations pour que nos métiers fassent sens et soient d'intérêt général.

 

Les salarié.e.s de l'action sociale ont un savoir faire, une expérience acquise, la volonté de s'engager pour le bien-être et le soutien des populations en difficultés, souvent marginalisées et en souffrance. Ils sont aussi les premiers témoins et les premiers soutenants dans notre société. A ce titre, ils agissent avec beaucoup de créativité et d'idées pour répondre au mieux et souvent dans l'urgence. Face aux injonctions des politiques, aux directions de plus en plus intransigeantes et au management agressif d'inspiration libérale, les salarié.e.s sont de plus en plus prescrit.e.s et isolé.e.s dans leurs missions. La question du sens des métiers est posée à chacun.e d'entre nous.

 

La CGT exige :

 

> la reconnaissance du travail social et une véritable autonomie dans l'accueil, le suivi, l'accompagnement et l'orientation des usagers dans le respect des droits de l'homme et de l'enfance,

 

> une participation active des salarié.e.s par la mise en place d'une véritable démocratie, y compris au sein des conseils d'administration. Ceci doit amener les salarié.e.s à détenir un pouvoir décisionnaire dans la gouvernance,

 

> la reconnaissance de l'expertise des salarié.e.s (au travers de mandaté.e.s par les OSS représentatives) et leur intervention dans la construction des politiques publiques,

 

> une vraie implication des usagers et des familles dans les analyses des besoins exprimés et les réponses à apporter,

 

> la reconnaissance du travail social comme un fondement politique de protection universelle et solidaire des populations en difficulté,

 

> la reconnaissance de nos métiers comme concourant à l'égalité des droits et à l'égalité sociale,

 

> la mise au cœur de nos métiers de la relation humaine comme source de diagnostic, de l'accueil, du suivi et accompagnement au plus près des populations en difficulté,

 

> l'ouverture à des projets qui ne soient pas conçus uniquement sous l'angle de l'insertion scolaire ou professionnelle, déterminés en fonction des besoins des populations,

 

> que toutes démarches d'évaluation puissent être le fruit de la première « expertise » des salarié.e.s de terrain dans une logique de réponse aux besoins.

 

Pour une prise en compte de la pénibilité et une réelle amélioration des conditions de travail

 

Les métiers du travail social et médico-social mettent l'ensemble des salarié.e.s en relation quasi permanente avec les usagers et les populations les plus en difficulté. Nous affirmons que plus les personnes accompagnées sont vulnérables, plus la responsabilité des personnels inscrits dans la relation est engagée : la dimension de l'accompagnement fonde les métiers.

 

Les charges psychiques et émotionnelles afférentes, les rythmes jour/nuit, les établissements ouverts 365 jours sur 365 pour certains secteurs font qu'il existe une pénibilité :

celle-ci doit être reconnue.

 

La CGT s'attache à l'amélioration des conditions de travail et revendique à travers sa Convention Collective Unique Étendue (CCUE) :


 

> un salaire minimum à 2 125 € bruts mensuel (1 636 € net),


 

> la reconnaissance des diplômes professionnels et des niveaux de qualifications dans la rémunération,


 

> l'augmentation des salaires en fonction du coût de la vie avec le rattrapage du pouvoir d'achat,


 

> les 32 heures le jour sans baisse de salaire, 27 heures hebdomadaires pour les travailleurs.euses de nuit,


 

> l'obligation d'une formation et d'une qualification pour les professionnel.le.s accompagnant les personnes vulnérables/les publics,


 

> une politique de formation professionnelle, dès lors que la pénibilité est reconnue,


 

> la mise en place d'un dispositif de congés exceptionnels supplémentaires en cas de fatigue ou d'usure professionnelle, dès lors qu'elle est reconnue par la médecine du travail et la médecine spécialisée,


 

> pour les femmes enceintes et pour pallier certains risques professionnels, un droit à la réduction du temps de travail ou un congé maternité dès la déclaration de grossesse...


 

> à partir de 15 ans de métier : la mise en place d'un dispositif d'évolution de carrière pour permettre des facilités de reclassement et une réorientation professionnelle répondant à la demande des salarié.e.s,


 

> un départ à la retraite à 55 ans à taux plein, avec prise en compte du temps de formation.

LE 07 MARS 2017 MOBILISATION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:19

NEXEM, la nouvelle organisation patronale: Attention Danger!

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:37

http://dases-supap-fsu.over-blog.com/2015/03/les-etats-generaux-du-travail-social-pour-les-nuls.html

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